Le Conseil oléicole international (COI) a participé à la 29e session du Comité du Codex sur les graisses et les huiles (CCFO), qui s’est tenue du 9 au 13 février 2026 à Kuala Lumpur, en Malaisie.
Depuis plus de six décennies, le COI travaille en étroite collaboration avec le Codex afin d’harmoniser les normes relatives aux huiles d’olive et aux olives de table. En tant que seule organisation intergouvernementale placée sous l’égide des Nations Unies, il administre l’Accord international de 2015 sur les huiles d’olive et les olives de table. Le COI regroupe 47 pays membres représentant plus de 94 % de la production mondiale et 96 % du commerce international. Il joue un rôle central en veillant à ce que les normes soient scientifiquement solides, applicables à l’échelle mondiale et adaptées aux réalités du marché.

Représentée par la Dr Mercedes Fernández Albaladejo, chef de l’Unité de normalisation et de recherche, et la Dr Yousra Antit, chef du Département de chimie oléicole, le COI a réaffirmé sa collaboration de longue date avec le Codex Alimentarius dans le domaine de la normalisation internationale. Au cours de la session, le COI a mis en avant son vaste réseau technique, qui comprend des laboratoires d’analyse physico-chimique et des jurys d’analyse sensorielle agréés, issus de pays membres et non membres. Cette structure scientifique mondiale soutient le développement et l’amélioration continue des normes du COI.
Dans le cadre de la révision de la norme Codex sur l’huile d’olive et les huiles de grignons d’olive (CXS 33-1981), le COI a mené plusieurs études à la demande du Codex, notamment sur les acides gras en 2003, 2006 et 2009, sur le campestérol entre 2009 et 2011, et sur le delta-7-stigmasténol entre 2007 et 2011, entre autres.

En outre, en 2020, cinq groupes de travail électroniques (GTe) ont été créés pour étudier les acides gras, la médiane du défaut prédominant, la catégorie des huiles d’olive vierges courantes, les esters éthyliques et des paramètres tels que le pyrophéophytines (PPP) et les diacylglycérols (DAG). Entre 2022 et 2025, des études sur les stérols totaux et individuels ont également été menées, et depuis 2025, le COI mène des études sur les huiles de grignons d’olive.
En 2025, le COI a créé un GTe chargé d’étudier les PPP et les DAG : 46 des 57 échantillons envoyés par différents pays producteurs ont été analysés par des laboratoires d’analyse physico-chimique agréés par le COI. Cette étude a été transmise au GTe du CCFO par le COI, qui a souligné la complexité technique de ces paramètres et les défis qu’avait supposé leur analyse.
Dans le cadre des discussions sur la révision de l’arbre décisionnel relatif au paramètre delta 7 stigmasténol proposé par la Syrie au sein de la Commission du Codex Alimentarius (CAC47), le COI a affirmé sa volonté de collaborer étroitement avec le Codex, lui proposant d’accéder à des séries de données, aux laboratoires, à la documentation pertinente et à une expertise scientifique. À cette occasion, le COI a également souligné qu’il avait déjà entrepris des études à ce sujet et insisté sur l’importance de tenir compte d’un ensemble suffisant de paramètres conformément au protocole établi par le COI afin de garantir une analyse rigoureuse. Le COI coprésidera le GTe du CCFO chargé d’étudier le delta 7 stigmasténol.
Comme mentionné lors de l’intervention de la Dr Fernández, le COI reste à l’entière disposition du Codex Alimentarius et est prêt à mettre son expertise, sa structure technique et ses capacités scientifiques au service du Codex, en tant qu’organisation internationale de référence pour les huiles d’olive et les olives de table, afin de mener des études de manière scientifique, objective et transparente.
Le COI continue de participer activement aux comités du Codex, notamment au CCFO, au Comité du Codex sur les méthodes d’analyse et d’échantillonnage (CCMAS) et à la CAC, en apportant son expertise technique et en partageant des données scientifiques. Cette coopération favorise l’harmonisation des normes internationales, facilite les échanges commerciaux, renforce la protection des consommateurs et contribue à prévenir les pratiques frauduleuses dans le secteur de l’huile d’olive.


