Le Conseil oléicole international (COI) a pris part au Salon national de l’olivier du 21 au 24 janvier, un événement majeur dédié à la promotion et au développement de la filière oléicole marocaine. Placé sous le thème « L’olivier : patrimoine national, symbole de résilience agricole et levier de développement », le salon visait à mettre en lumière le rôle stratégique de l’olivier dans le développement rural, la sécurité alimentaire et la dynamique économique du pays.
Le programme scientifique du salon s’est articulé autour de plusieurs séminaires et tables rondes consacrés notamment à la qualité de l’huile d’olive, à la résilience face au changement climatique, à la valorisation des produits, à l’innovation technologique et au développement de l’entrepreneuriat rural, réunissant des experts nationaux et internationaux issus du monde académique, institutionnel et professionnel.
En marge du salon, la Direction générale de l’Institut national de la recherche agronomique du Maroc (INRA) a organisé une visite de la collection internationale d’oliviers de la station de recherche de Marrakech, reconnue par le Conseil oléicole international comme l’une des collections de référence au niveau mondial. Cette collection s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération entre le COI, le ministère marocain de l’Agriculture et la FAO, visant à assurer la conservation, la caractérisation et la valorisation des ressources génétiques de l’olivier. Elle constitue un outil scientifique essentiel pour la préservation de la biodiversité oléicole et le développement durable du secteur, tant au niveau national qu’international.
Une ouverture officielle de haut niveau
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts du Maroc, M. Ahmed El Bouari, soulignant l’importance accordée par les autorités marocaines au développement de la filière oléicole et à la valorisation de ses productions.
La contribution du COI aux débats stratégiques
Dans ce cadre, le directeur exécutif adjoint du COI, Abderraouf Laajimi, a présenté une conférence intitulée « Les signes d’identification de la qualité et de l’origine dans le secteur oléicole : une lecture internationale ». Son intervention a mis en évidence le rôle fondamental des indications géographiques et des labels de qualité dans la valorisation des produits, la protection des producteurs et le renforcement de la compétitivité sur les marchés internationaux.
Laajimi a également pris part à la table ronde consacrée aux normes de qualité de l’huile d’olive : état des lieux, défis et perspectives de promotion, au cours de laquelle ont été abordés les enjeux liés à l’harmonisation des normes, à la lutte contre la fraude, à la transparence des marchés et à la sensibilisation des consommateurs.
Le Maroc, un acteur clé du secteur oléicole international
Le Maroc occupe une place de premier plan dans le secteur oléicole mondial, se classant parmi les principaux pays producteurs d’huile d’olive et d’olives de table. Fort d’un vaste programme de modernisation agricole, le pays a considérablement développé ses superficies oléicoles au cours des deux dernières décennies, tout en investissant dans l’amélioration de la qualité, la structuration des filières et la valorisation à l’exportation.
Membre actif du COI, le Maroc joue un rôle central dans les travaux de l’Organisation, notamment dans les domaines de la normalisation, de la recherche, du développement durable et de la promotion internationale de l’huile d’olive.
Un engagement constant en faveur du développement durable
La participation du COI à ce salon illustre son engagement continu aux côtés de ses pays membres pour accompagner le développement durable du secteur oléicole, promouvoir les bonnes pratiques agricoles, renforcer la qualité des produits et soutenir l’intégration des filières dans les marchés internationaux.
À travers ce type d’événements, le COI réaffirme sa volonté de favoriser le dialogue, le partage d’expertise et la coopération régionale, au service d’une filière oléicole plus résiliente, plus compétitive et plus durable.

