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octobre 2017
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L’huile d’olive et le cancer

Le cancer constitue une des principales causes de décès dans les pays développés et son incidence est de plus en plus importante.

Les liens entre l’alimentation et le développement d’un grand nombre de tumeurs malignes sont maintenant reconnus. L’un des risques les plus importants dans la formation du cancer est l’état oxydatif de la cellule : plus la susceptibilité de la cellule à l’oxydation est grande, plus le risque de cancer est important.

Les cancers les plus directement liés au régime alimentaire sont les cancers du côlon, du rectum, de la prostate et du sein.

Des recherches ont récemment permis d’observer que le type de graisse consommée semblait avoir une influence plus grande sur l’apparition du cancer que la quantité de graisse consommée.


QU’EST-CE QUE LE CANCER?

Une tumeur est une partie de tissu qui progresse hors de ses limites et de façon anarchique par rapport au reste du tissu. Les tumeurs peuvent être bénignes et malignes ou cancérigènes.

Dans le cas des tumeurs bénignes, les cellules ne se déplacent pas hors de leur foyer d’origine ; elles forment une masse cellulaire localisée qui, lorsqu’elle croît, s’encapsule et est très rarement mortelle.

Les tumeurs malignes ou cancéreuses provoquent à l’inverse une invasion locale du tissu dans lequel elles se développent, fréquemment à travers les voies vasculaires sanguines ou lymphatiques, formant des tumeurs secondaires sur les tissus qui les entourent et développant des colonies à distance ou métastases. La vitesse de croissance et de développement des métastases varie selon le type de tumeur.

À l’origine du processus tumoral peuvent intervenir des agents environnementaux (physiques – radiations – et chimiques – certains composés des aliments -) ou génétiques, les premiers étant généralement les plus importants dans la plupart des types de cancer.


L’HUILE D’OLIVE ET LE CANCER

Des études épidémiologiques ont montré que l’huile d’olive exerçait un effet protecteur face à certaines tumeurs malignes (sein, prostate, endomètre, tractus digestif, etc.).

On sait maintenant que l’huile d’olive permet de diminuer le risque de cancer du sein. Cet effet a été démontré dans le cadre de différentes recherches. L’adoption d’une alimentation saine, dont la source principale de matière grasse est l’huile d’olive, permettrait de réduire considérablement l’incidence de cette tumeur, car la mutation cellulaire qui est à l’origine du cancer est due en partie à des substances toxiques (toxines) consommées qui attaquent l’ADN. Le passage de ces toxines dans le foie produit des radicaux libres qui attaquent ensuite l’ADN. Pour combattre ces radicaux, l’organisme a donc besoin de vitamines et d’antioxydants, comme ceux que contient l’huile d’olive.

De même, la relation entre le suivi d’un régime alimentaire riche en huile d’olive et la diminution des risques de cancer de l’intestin a pu être vérifiée. L’effet protecteur de l’huile d’olive demeure, indépendamment de la quantité de fruits et de légumes présents dans le régime alimentaire.

L’effet protecteur de l’huile d’olive contre le cancer du côlon a été démontré récemment. La répercussion métabolique des graisses a fait l’objet de nombreuses recherches au cours des dernières années, en particulier le rôle de l’huile d’olive dans les maladies hépatiques chroniques et dans la maladie intestinale de Crohn. Ces recherches ont permis de mettre en évidence les effets positifs de l’huile d’olive sur les lésions précancéreuses. Après avoir analysé l’effet de trois types de régimes alimentaires, différentes conclusions ont été dégagées : le régime riche en huile d’olive a permis de réduire de manière significative le nombre de lésions initiales de la carcinogenèse ; les tumeurs, moins nombreuses, étaient également moins agressives et le pronostic était meilleur.

Cet effet positif pourrait être lié à l’action de l’acide oléique, acide gras monoinsaturé majoritaire dans l’huile d’olive. On a en effet vérifié que l’acide oléique permettait de diminuer la production des prostaglandines dérivées de l’acide arachidonique qui joue un rôle important dans l’apparition et le développement des tumeurs.

Toutefois, il n’est pas exclu que d’autres composés de l’huile d’olive, comme les antioxydants, les flavonoïdes, les polyphénols et le squalène, exercent également un effet positif. On sait maintenant que le squalène a une action favorable sur la peau et qu’il diminuerait l’incidence des mélanomes.

En outre, l’huile d’olive, grâce à sa palatabilité, facilite la consommation des légumes verts et des légumes secs dont les effets positifs dans la prévention du cancer ont été amplement démontrés.

On étudie actuellement l’effet protecteur de l’huile d’olive sur la leucémie infantile et sur différents types de cancer, notamment le cancer des cellules squameuses de l’œsophage. Les résultats obtenus jusqu’à présent s’avèrent très prometteurs.

S’il est vrai que les recherches doivent encore être poursuivies et approfondies pour démontrer le rôle exercé par l’huile d’olive sur le cancer et que l’on ne dispose pas encore de données concrètes sur les mécanismes d’action responsables du rôle positif de l’huile d’olive dans la prévention de certains types de cancer ou dans l’inhibition de leur croissance, on sait, selon les informations dont on dispose actuellement, que le rôle de l’huile d’olive pourrait s’exercer de façon simultanée dans les différentes étapes du processus de formation des cancers.